Face à une baisse préoccupante des débits des rivières et du niveau des nappes souterraines, le préfet de La Réunion a signé le 18 juin 2026 un nouvel arrêté définissant les communes soumises à des mesures de vigilance ou de restrictions temporaires de l’eau. Si l’ensemble du département montre des signes de tension, c’est le bassin Est qui se retrouve particulièrement en première ligne.
Le bassin Est : quatre communes basculent en état d’« Alerte »
Traditionnellement considérée comme la région la plus arrosée de l’île, la micro-région Est subit de plein fouet la dégradation de la situation hydrologique actuelle. Le constat dressé par le comité sécheresse est sans appel, entraînant le passage immédiat de plusieurs territoires à un niveau de restriction supérieur.
Selon les données officielles du tableau de l’arrêté, quatre communes majeures de l’Est franchissent le seuil d’Alerte, impactant à la fois les eaux souterraines et superficielles:
- Bras-Panon : Placée en niveau d’Alerte pour l’ensemble de ses ressources.
- La Plaine-des-Palmistes : Placée en niveau d’Alerte pour l’ensemble de ses ressources.
- Saint-André : Placée en niveau d’Alerte pour l’ensemble de ses ressources.
- Saint-Benoît : Placée en niveau d’Alerte pour l’ensemble de ses ressources.
Les communes ci-dessous sont concerné par un niveau de vigilance:
- Sainte-Rose : Classée en vigilance pour ses eaux souterraines et superficielles.
- Salazie : Classée en vigilance pour ses eaux souterraines et superficielles.
Ce qui change pour les habitants des communes en Alerte
Pour les usagers (particuliers, collectivités, entreprises) de Bras-Panon, de la Plaine-des-Palmistes, de Saint-André et de Saint-Benoît, ce passage au seuil d’alerte se traduit par des interdictions journalières visant à préserver la ressource en eau potable:
- Arrosage des potagers et espaces verts : L’arrosage des jardins potagers ainsi que des espaces verts publics et privés subit des interdictions horaires strictes (notamment entre 8 h et 18 h ou selon les créneaux réglementaires fixés). L’arrosage des pelouses est quant à lui totalement interdit.
- Lavage des véhicules : Le lavage des voitures et engins à titre privé à domicile est strictement interdit. En station professionnelle, il reste autorisé uniquement sur les pistes équipées de haute-pression ou de systèmes de recyclage d’eau.
- Nettoyage des surfaces imperméabilisées : Le lavage des bâtiments, façades, toitures et trottoirs est interdit, sauf s’il est réalisé par une entreprise de nettoyage professionnel ou une collectivité.
Des contrôles stricts et un arrêté valable un mois
Ces mesures de restriction s’appliquent immédiatement à compter de la signature de l’arrêté pour une durée d’un mois. La préfecture rappelle que le respect de ces règles fera l’objet de contrôles rigoureux sur le terrain par les forces de gendarmerie, de police, les maires et les agents habilités du Code de l’environnement.
Toute infraction constatée expose les contrevenants à des sanctions administratives ainsi qu’à des sanctions pénales prévues pour les contraventions de cinquième classe. Un point sera fait à l’issue de cette période de 30 jours pour prolonger ou lever ces restrictions selon l’évolution de la météo et l’état des nappes phréatiques de l’île.


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