Sécheresse : la vigilance renforcée sur le territoire Est (actualisé au 19 mai 2026)

Sécheresse : la vigilance renforcée sur le territoire Est (actualisé au 19 mai 2026)

Face à une situation hydrique préoccupante à l’échelle de La Réunion, le préfet a placé plusieurs secteurs de l’île en vigilance sécheresse par arrêté préfectoral.

Alors que Le Quotidien de La Réunion consacre ce mardi 19 mai sa Une à une « sécheresse historiquement précoce », le territoire Est connaît lui aussi une dégradation progressive de ses ressources en eau.

Les indicateurs de suivi confirment une baisse des débits des rivières et des niveaux des nappes souterraines sur plusieurs secteurs du territoire de la CIREST.

📄 Consulter les documents officiels

➡️ Arrêté préfectoral sécheresse :

➡️ Communiqué de presse du Préfet de La Réunion :


📉 Une situation hydrique de plus en plus préoccupante

Selon le dernier bulletin de l’Office de l’Eau actualisé au 4 mai 2026, plusieurs cours d’eau du territoire Est présentent désormais des niveaux déficitaires, voire très déficitaires.

Sont notamment concernés :

  • la Rivière Saint-Jean ;
  • la Rivière des Roches ;
  • le Bras des Lianes ;
  • la Rivière du Mât ;
  • la Rivière des Marsouins.

Les nappes souterraines suivies à Saint-André et Saint-Benoît affichent également des niveaux déficitaires avec une tendance continue à la baisse.

Cette situation s’explique par un déficit pluviométrique marqué depuis plusieurs mois. D’après les données relayées dans Le Quotidien, la saison des pluies 2025-2026 figure parmi les plus déficitaires observées depuis plus de 50 ans à La Réunion.

Le journal évoque notamment :

  • une baisse historique des précipitations ;
  • des cours d’eau insuffisamment rechargés ;
  • des nappes phréatiques en diminution ;
  • et des tensions précoces sur la ressource en eau potable.

⚠️ Une situation « sous haute surveillance » dans l’Est

Dans son édition du 19 mai, Le Quotidien consacre également un focus au territoire de la CIREST, qualifié de territoire « sous haute surveillance ».

Selon Laurent Jean-François, directeur de l’eau à la CIREST, les ressources souterraines restent actuellement satisfaisantes grâce aux forages exploités et aucune fragilité majeure immédiate n’est observée sur l’alimentation en eau potable.

En revanche, la situation des rivières suscite davantage d’inquiétudes.

Le Bras des Lianes, qui alimente notamment Bras-Panon et une partie de Saint-André, présente déjà un niveau correspondant habituellement à une fin de saison sèche, alors même que l’hiver austral débute à peine.

« Nous n’en sommes pas au stade de la restriction, mais la situation reste sous haute surveillance », indique la CIREST dans les colonnes du quotidien.


🚰 Salazie confrontée à une dégradation de la qualité de l’eau

Cette tension sur la ressource connaît déjà des conséquences concrètes à Salazie.

Dans un communiqué diffusé le 18 mai 2026, la CISE Réunion informe que l’UTEP de Mare à Vieille Place a été mise à l’arrêt en raison d’un manque de ressource en eau.

Cette situation entraîne une dégradation de la qualité de l’eau sur plusieurs secteurs :

  • Mare à Vieille Place ;
  • Mare à Citron ;
  • Bois de Pomme ;
  • Mare à Goyaves ;
  • Petit Sable ;
  • Radier ;
  • Fleurs Jaunes ;
  • le secteur du village.

Par mesure de précaution, il est recommandé aux abonnés concernés :

  • d’utiliser de l’eau embouteillée pour la boisson et la préparation des aliments ;
  • ou de faire bouillir l’eau pendant trois minutes avant consommation.

La CISE Réunion remercie les usagers pour leur compréhension.


🚧 Des projets engagés pour sécuriser durablement la ressource

Face à cette sécheresse précoce, plusieurs projets structurants sont actuellement engagés sur le territoire Est afin de renforcer la sécurisation de l’alimentation en eau potable.

À Saint-André :

  • le renforcement du forage de Ravine-Creuse doit permettre d’augmenter les capacités de production ;
  • les études concernant la réhabilitation du captage Citronnier sont finalisées ;
  • de nouveaux projets de forages sont également à l’étude.

À Salazie, le projet du nouveau captage de Pont-de-Chien doit prochainement entrer en phase de consultation.

Enfin, le projet d’« autoroute de l’eau » poursuit ses études de faisabilité afin de renforcer la résilience hydraulique du territoire Est face aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents.


🚿 La vigilance de tous reste indispensable

À ce stade, aucune restriction obligatoire supplémentaire n’est imposée sur le territoire de la CIREST.

Mais face à la baisse progressive de la ressource, chacun est appelé à adopter dès maintenant des gestes simples de sobriété afin de préserver durablement l’eau potable.

La CIREST invite ainsi les habitants à :

  • limiter l’arrosage des jardins ;
  • éviter le gaspillage d’eau au quotidien ;
  • privilégier des douches plus courtes ;
  • reporter les usages non essentiels ;
  • vérifier les éventuelles fuites ;
  • utiliser des équipements économes en eau.

💡 Chaque geste compte.

Adopter dès aujourd’hui des comportements responsables permet de préserver la ressource collective et d’éviter un renforcement des mesures dans les prochaines semaines.


🌿 Préserver une ressource essentielle pour l’Est

Le territoire Est dispose de ressources naturelles majeures, mais celles-ci demeurent fragiles face aux effets du changement climatique et à la répétition des épisodes de sécheresse.

La CIREST poursuit ses investissements pour moderniser les réseaux, sécuriser durablement l’alimentation en eau potable et renforcer la résilience du territoire.

Mais la préservation de la ressource passe également par une mobilisation collective et une évolution progressive des usages.

👉 Plus d’informations :
https://vigieau.gouv.fr/

📄 Consulter le dernier bulletin de l’Office de l’Eau :

 

 

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