La CIREST a participé ce mercredi 8 juillet 2026 au comité sécheresse organisé par la Préfecture de La Réunion, aux côtés des services de l’État, de Météo-France, de l’Office de l’Eau et des différents acteurs de la gestion de la ressource.
Le constat partagé par l’ensemble des participants est sans équivoque : la situation hydrique continue de se dégrader sur l’ensemble de l’île, avec une vigilance particulière pour plusieurs communes de l’Est.
Un déficit de pluie historique dans l’Est
Les données présentées par Météo-France montrent que les six premiers mois de l’année 2026 affichent plus de 50 % de déficit de précipitations par rapport aux normales saisonnières.
Le territoire Est figure parmi les plus touchés de La Réunion, avec des déficits particulièrement marqués à Salazie, Bras-Panon, Saint-Benoît et La Plaine-des-Palmistes.
Si quelques épisodes pluvieux restent possibles dans les prochaines semaines, ils ne permettront pas de compenser les importantes réserves perdues depuis le début de l’année. Les prévisions à trois mois laissent entrevoir quelques précipitations, mais également des températures supérieures aux normales saisonnières. La situation restera donc durablement déficitaire.
Des rivières et des nappes souterraines sous tension
Les observations de l’Office de l’Eau confirment cette tendance.
Les débits de nombreux cours d’eau de l’Est poursuivent leur baisse et plusieurs rivières enregistrent leur mois de juin le plus sec depuis le début des mesures hydrologiques, notamment les rivières des Marsouins, des Roches, Bras Noir et Saint-Jean.
Les ressources souterraines connaissent également une situation préoccupante. Les seuils de crise prévus par l’arrêté-cadre sécheresse sont désormais atteints sur certains secteurs, notamment à Saint-André et à La Plaine-des-Palmistes.
Une gestion quotidienne pour garantir l’alimentation en eau
Face à cette situation, les équipes de la CIREST, les exploitants et l’ensemble des partenaires de l’eau suivent quotidiennement l’évolution des ressources.
L’objectif demeure le même : sécuriser l’alimentation en eau potable des habitants tout en limitant autant que possible les perturbations du service.
Lorsque cela devient nécessaire, des mesures temporaires, comme les coupures nocturnes ou les restrictions d’usage, permettent de préserver les réserves afin d’assurer la distribution pendant la journée.
Un effort qui doit être partagé par tous
Pour Joé Bédier, président de la CIREST, la réponse à cette crise doit être collective.
La sécheresse ne concerne plus uniquement quelques communes : elle touche désormais l’ensemble de La Réunion.
Les prochaines mesures de restriction relèveront d’un arrêté préfectoral, garantissant une application harmonisée à l’échelle de l’île.
Cette cohérence est essentielle pour que chacun contribue au même effort. On ne peut pas demander à certains territoires de réduire fortement leur consommation pendant que d’autres poursuivent des usages très consommateurs d’eau.
Préserver la ressource est aujourd’hui une responsabilité collective.
Chaque geste compte
Même en cas de pluie, la situation ne retrouvera pas immédiatement un niveau normal. Les déficits accumulés depuis plusieurs mois resteront présents.
C’est pourquoi la CIREST appelle l’ensemble des habitants à adopter dès maintenant des gestes simples :
- privilégier les usages essentiels de l’eau ;
- éviter le lavage des véhicules ;
- limiter l’arrosage des jardins ;
- réparer rapidement les fuites ;
- adopter une consommation responsable au quotidien.
L’eau est un bien commun.
La préserver aujourd’hui, c’est garantir demain l’alimentation de nos familles, de nos activités économiques et de l’ensemble de notre territoire.



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