La Communauté Intercommunale Réunion Est (CIREST) engage à compter du mois de mai 2026 les travaux de réhabilitation de l’ancienne décharge de Ravine Sèche à Saint-Benoît.
Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de résorption des impacts environnementaux des anciens sites de stockage de déchets et de reconquête paysagère du littoral Est.
Un chantier d’envergure pour le territoire
D’une durée estimée à environ 10 mois, ce chantier permettra à terme de stabiliser le site et de préserver son environnement, notamment en zone littorale.
L’opération comprend plusieurs volets de travaux :
- Terrassements, couverture, drainage, confortements et VRD
3 650 837,10 € HT - Aménagements paysager
140 462,00 € HT
Soit un montant total de travaux de plus de 3,79 millions d’euros HT.
Un financement majoritairement assuré par l’État
- Ce projet s’inscrit dans le dispositif du plan national de résorption des décharges littorales, porté par l’État et mis en œuvre en lien avec les intercommunalités. Il est financé :
- à 91 % financés par l’État et l’ADEME
- et à 9 % financés par la CIREST
La maîtrise d’ouvrage est assurée par la CIREST, avec l’appui de partenaires techniques spécialisés :
- Maîtrise d’œuvre : ANTEA Group
- Assistance à maîtrise d’ouvrage : EODD Ingénieurs Conseils
- Coordination sécurité : APAVE
- Entreprises de travaux : ROCS, Bérengier Dépollution, La Mare Espaces Verts
L’opération est conduite en lien avec le CEREMA et sous le contrôle des services de l’État.
Les travaux sont réalisés dans un cadre réglementaire strict, en lien avec les services de l’État.
Les investigations préalables menées sur le site ont révélé la présence ponctuelle de matériaux contenant de l’amiante dans certaines zones du massif de déchets.
Le chantier relève ainsi de la section « amiante » du code du travail, impliquant la mise en œuvre de protocoles spécifiques de prévention et de protection des travailleurs.
Les mesures d’empoussièrement réalisées à ce jour montrent des niveaux inférieurs aux seuils réglementaires.
À ce stade, aucun risque avéré pour les populations riveraines n’est identifié.
Un dispositif de surveillance environnementale renforcé
Afin de garantir un suivi rigoureux du chantier, plusieurs dispositifs de mesure sont mis en place.
Des jauges de type “OWEN” ont été installées afin d’analyser les retombées atmosphériques via la collecte des eaux de pluie.
Travaux programmés
Exploitée entre 1986 et 2005, cette décharge a accueilli tout type de déchets jusqu’à atteindre un volume proche de 500 000 m3 répartis sur plus de 5 ha (soit l’équivalent de 7 terrains de football).
Les travaux de sa réhabilitation suivront les principales séquences suivantes :
- Nettoyage et regroupement de déchets environnants, et ré-enfouissement dans la décharge.
- Mouvements de déchets, dans l’emprise de la décharge, visant à adoucir les pentes et créer un modelé favorisant le ruissellement des eaux dans une forme paysagère harmonieuse.
- Mise en place d’une couverture destinée à isoler le massif de déchets et réduire les infiltrations d’eau dans les déchets.
- Pose d’ouvrages hydrauliques permettant de gérer les eaux pluviales.
- Confortement de la face exposée aux aléas marins par pose de blocs d’enrochements.
- Re-végétalisation finale du site.
Une information claire et adaptée à chaque public
La CIREST déploiera dans les jours à venir un dispositif d’information spécifique avec l’installation dans les prochaines semaines d’un panneau pédagogique le long de la RN2, permettant de comprendre l’évolution du site avec une projection du site après travaux (vue côté RN2 et côté mer)
Le chantier sera interdit au public pour des raisons de sécurité.
Quelques désagréments ponctuels et transitoires pourront naître du chantier, comme la circulation de camions, la présence de terre sur la route ou encore quelques envols de poussières.
La CIREST met tout en œuvre pour minimiser ces désagréments et reste à la disposition de la population pour toute précision sur ce chantier structurant, avec une communication régulière.
Un engagement pour l’environnement
À travers ce chantier, la CIREST réaffirme son engagement en faveur :
- de la résorption des sites historiques de déchets ;
- de la protection de la santé et des milieux naturels ;
- de l’amélioration durable du cadre de vie.
VISION A TERME AVEC LA VEGETALISATION EFFECTUEE :







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