Saint-Benoît, le mardi 13 octobre 2026
Face aux perturbations engendrées par le mouvement social débuté le 7 octobre 2026 chez CISE Réunion, la Communauté intercommunale Réunion Est (CIREST) a adressé, ce lundi 12 octobre, deux mises en demeure aux sociétés concernées par l’exploitation des services publics d’eau potable et d’assainissement collectif sur son territoire.
Depuis plusieurs jours, ce mouvement de grève affecte le fonctionnement du service public de l’eau et entraîne des difficultés qui nécessitent une mobilisation immédiate des opérateurs.
À Saint-Benoît, la situation est particulièrement préoccupante.
L’arrêt d’une installation de chloration a conduit CISE Réunion à annoncer, le 11 octobre, des restrictions de consommation dans plusieurs secteurs, la qualité microbiologique de l’eau ne pouvant plus être garantie.
Face à la gravité de la situation, le préfet de La Réunion a pris, dès le 11 octobre, des mesures de réquisition afin d’assurer le maintien des missions essentielles.
Des obligations contractuelles qui doivent être respectées
Par ces deux mises en demeure, le président de la CIREST, Joé Bédier, rappelle que le mouvement de grève ne dispense pas les sociétés délégataires de leurs obligations contractuelles en matière de continuité du service public.
La CIREST exige notamment :
- La mobilisation immédiate des moyens humains, techniques et matériels nécessaires au fonctionnement des installations d’eau potable et d’assainissement ;
- La mise en place, aux frais du délégataire, d’une distribution d’eau embouteillée pour les usagers concernés par les restrictions sanitaires à Saint-Benoît, avec une attention particulière aux personnes vulnérables et aux établissements sensibles ;
- Le maintien d’une surveillance renforcée des installations et d’un dispositif d’astreinte opérationnel ;
- Une information régulière des usagers, de la collectivité et des autorités sanitaires sur l’évolution de la situation et les mesures mises en œuvre.
La CIREST appelle à une issue rapide du conflit
La collectivité demande également une implication directe des directions de CISE Réunion, d’O2LEST et, si nécessaire, du groupe SAUR, afin d’intensifier les négociations avec les représentants du personnel et de favoriser une résolution rapide et durable du conflit.
Sans préjuger de l’issue de ces discussions, la CIREST rappelle que la protection de la santé publique et la continuité des services essentiels doivent demeurer des priorités absolues.
La collectivité se réserve la possibilité d’agir
En cas de persistance des manquements constatés, la CIREST se réserve la possibilité de mettre en œuvre les mesures prévues par les contrats, notamment des sanctions contractuelles ou, dans les conditions applicables, une mise en régie provisoire aux frais et risques du délégataire.
La CIREST reste pleinement mobilisée, en lien avec les services de l’État, les autorités sanitaires et les opérateurs concernés, pour veiller à la protection des usagers et au rétablissement des conditions normales de fonctionnement des services publics d’eau potable et d’assainissement.


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